DEVELOPPEMENT DE L'INDUSTRIE TEXTILE   

Le Ministère de l’Industrie et des Mines a engagé les diligences en vue d’une réforme efficace et durable de la filière textile en Côte d’Ivoire. Une restructuration des industries du secteur est en cours d’exécution suite à l’étude de faisabilité de la relance de la filière menée par le Cabinet ECORYS en 2011 sur financement de l’Union Européenne.

 

En Côte d’Ivoire, l’industrie textile est l’une des industries les mieux intégrées du secteur agro-industriel, allant de la matière première au produit fini. Après avoir atteint un niveau de transformation de 20 000 tonnes de coton fibre soit environ 20% de la production nationale qui oscillait autour de 100 000 tonnes dans les années 90, le tissu industriel textile s’est dégradé d’année en année pour atteindre aujourd’hui un taux de transformation d’à peine 2% de la production.

 

A l’issue de la restructuration opérée en 1993 avec l’appui financier de l’Agence Française de Développement (Prêt de 22 Milliards de FCFA), quatre (04) unités de production (UTEXI, TEXICODI, COTIVO, FTG) ont été mises en place.

 

Le poids de ces quatre (04) unités de production dans l’économie nationale était de :

  • Chiffre d’affaires : 90 milliards de FCFA ;

  • Investissement brut : 40 milliards de FCFA ;

  • Effectif permanent : 5 000 personnes ;

  • Contribution moyenne à la valeur ajoutée nationale : 5%.

 

Il faut noter que le secteur textile a connu une forte période de perturbation avec les crises de ces dernières années. Il fait face à un manque de compétitivité et subit une fraude massive avec l’importation frauduleuse des produits venant de l’étranger. Par ailleurs, le secteur rencontre des problèmes de financement.

 

Ces unités de production sont donc depuis plusieurs années confrontées à des difficultés diverses qui ont entrainé une situation de cessation de paiement et une baisse de leur niveau de production qui ne représentre plus que 20 à 25 % de leur capacité.

 

Avec la reprise de la production de coton grace à la mise en oeuvre de la Stratégie de relance et des plans d’action, il est nécessaire et urgent de disposer d’un secteur textile performant. C’est pourquoi, la stratégie de mise en œuvre de la réforme est nécessaire.

 

Eu égard à son caractère structurant (filière coton-textile), il est nécessaire d’engager des actions visant à assurer la viabilité et le développement de la filière textile. L’état de sinistre avancé dans lequel se trouve le secteur commande des actions vigoureuses et rapides.

 

La réforme engagée pour la restructuration et la réhabilitation de la filière Textile nécessitera des actions concertées et concomitantes, tendant :

  • en amont, à sécuriser un approvisionnement suffisant et de qualité ;

  • à organiser une production industrielle rentable et durable ;

  • et en aval, à assurer des conditions rentables de mise-à-marché et à favoriser le développement des industries de confection.

 

La mise en œuvre des dispositions prévues requerra l’implication active des départements ministériels techniques concernés. La mise en place d’un cadre institutionnel est recommandée en vue :

  • De définir les orientations stratégiques étudiées et cohérentes permettant d’assurer la viabilité du secteur ;

  • De veiller à l’exécution du plan d’action qui sera défini;

  • D’évaluer les résultats et l’impact de sa mise en œuvre.

 

La restructuration de la filière textile s’articule autour de quatre axes :

 

» La restructuration et le développement des sociétés existantes ;

» Le renforcement de la compétitivité de la filière : Les actions porteront notamment sur :

  • L’actualisation des analyses filières ;

  • L’étude des moyens d’optimiser les coûts facteurs de production (eau, énergie, main d’œuvre) ;

  • L’étude des possibilités de mise en place d’allègements fiscaux : compte tenu du fait que les entreprises de la filière sont essentiellement tournées vers l’exportation, des analyses devront être faites dans le sens de la mise en place de zone franches ou de points francs textiles ;

  • Le développement des compétences techniques (mise en place de formations techniques et professionnelles aux métiers du textile, etc.).

» La lutte contre la fraude et la contrefaçon :

  • Evaluer le coût et l’impact de la fraude et la contrefaçon sur le secteur ;

  • Renforcer les dispositions relatives à la répression de la fraude et la contrefaçon et renforcer le contrôle aux frontières ;

  • Renforcer les capacités de contrôle de la qualité des produits textiles.





STATISTIQUES    

 

    INDUSTRIE
    MINES

 







LIENS INSTITUTIONNELS    

STRUCTURES SOUS TUTELLE

  • ADCI
  • AGEDI
  • CDT
  • CI-INGINEERING
  • CODINORM
  • I2T
  • LANEMA
  • OIPI
  • FODI
  • SODEMI

 

FONDS D'APPUI